17 nov. 2012

Lectures intéressantes - épisode 2


Dans un précédent article, je parlais de deux livres dédiés aux corsets, qui m’avaient plus ou moins convaincue. On ne peut pas dire que je les aie beaucoup utilisés depuis. Je n’ai pas réussi à créer un patron à ma taille à partir des patrons proposés, et j’ai laissé tomber jusqu’à nouvel ordre.
J’ai deux autres livres de couture dans ma collection : le manuel pratique de la couture (Hachette) et Historic costumes and how to make them.

Manuel pratique de la couture – éditions Hachette
Ce livre est une bible pour les couturiers en herbe. Tout y est expliqué et passé en revue : les tissus, les patrons, le matériel, les points, les coutures, les ourlets, les manches, les cols, les plis, j’en passe et des meilleures. Le tout est agrémenté de très nombreuses photos et schémas qui permettent de comprendre rapidement de quoi il est question.



Historic costumes and how to make them – Mary Fernald, Eileen Shenton
Ce livre est en anglais. Il est tout petit et assez court et décrit dans les grandes lignes, les costumes historiques, depuis le moyen-âge jusqu’au 19ème siècle. C’est en noir et blanc et il y a peu d’illustrations. Les patrons sont dessinés à la fin du livre, d’une façon assez basique, sans mesures autres que l’échelle générale : 1/8ème . Je n’ai pas encore essayé de créer un costume à partir de ce livre (rebutée par l’absence de mesures plus précises) mais il semble que les patrons soient très fiables et probablement faciles à utiliser pour les couturiers aguerris (pas comme moi).


22 oct. 2012

Downtown abbey

Je me rends bien compte que je délaisse beaucoup ce pauvre blog ces derniers temps... c'est ça aussi d'avoir une vie trop passionnante, on n'arrive plus à tout faire ! Par contre, pour regarder des séries télé sur internet, il y a toujours le temps...

Dernièrement j'ai découvert une nouvelle série trop bien : ça s'appelle Downtown Abbey, ça se passe en Angleterre dans les années 1910-1920, ça suit les vies d'une famille noble et de leurs serviteurs, et bien entendu...il y a de superbes costumes (qui ont gagné des Emmy Awards, rien que ça).

Alors évidemment ça fait rêver...

  


A regarder sans modération...

28 juil. 2012

Chapitre 8: 1580 - A la Cour d'Angleterre

Pour en avoir déjà parlé dans cet article, les costumes des films "Elizabeth" (portés par Cate Blanchett dans le rôle titre et réalisés par Alexandra Byrne) me font baver d'admiration.



Un jour que je n'avais VRAIMENT rien d'autre à faire, je me suis aveuglément lancée dans la réalisation d'une robe style Elizabeth I, comprenant : la crinoline, le corset, la sous jupe et la sur jupe. Le total look.


1) Préparation psychologique préalable

Pour les recherches en amont, je me suis principalement basée sur la mine d'information qu'est le site internet elisabethan costume.
Pour les patrons, j'ai utilisé : Simplicity 3782, Simplicity 2589 et Simplicity 2621.


Pour le choix des tissus et des couleurs, ça sera bleu nuit et or, histoire de bien faire "royal".

2) Fournitures scolaires

En termes de tissus, je m'étais naïvement imaginée que de la soie sauvage ferait un effet des plus admirables... c'était oublier que la soie sauvage, ça coûte approximativement 12000€ le mètre (j'exagère un chouya pour l'effet dramatique) et que ça allait me coûter un bras ou deux. J'ai donc fait un compromis : soie sauvage couleur or pour le panneau du devant (petit) et tissu synthétique bleu foncé pour le reste.
Mercerie : quelques mètres de galon bleu et or dégotté comme d'habitude chez calontir trims.

Pour la crinoline: du coton blanc et plusieurs mètres de baleine à crinoline.

3) Dessous coquins

En 1580, pour avoir la classe, il faut une robe avec un max de volume, style meringue ou cloche de cathédrale. Pour draguer le jeune chevalier, il faut maximiser le mètre cube et peiner à passer les portes (sans parler des pauses pipi... la prouesse technique reste encore inégalée aujourd'hui).

Pour ce faire, l'accumulation de jupons ne suffisant pas, on a recours à: une crinoline, c'est-à-dire une cage formée de cerceaux cousus sur un jupon.
La forme de la crinoline donne la forme de la jupe. A cette époque, la forme conique est prisée.

En pratique, coudre les parties en tissu n'a pas pris longtemps. Le problème a été de dompter les cerceaux de fer. La baleine à crinoline c'est très épais et je n'avais pas d'outil suffisamment gros pour la couper...donc ça a été un massacre dans le salon.
Autre point important: il faut coudre des bandes de tulle au niveau de chaque cerceau pour ne pas que ceux-ci se voient sous les jupes.



Pour le corset élisabethain, il est triangulaire sur le devant et j'en ai déjà parlé en détail ici.



4) Jupe du dessus, jupe du dessous

Le top de la mode à l'époque c'était de superposer les jupes: la jupe du dessous porte un panneau frontal que ne recouvre pas la jupe du dessus et qui contraste avec elle.

Coudre une jupe ample c'est en fait très simple: on coud ensemble plusieurs panneaux de tissus en forme de trapèzes, puis on fronce le tissu au niveau de la taille jusqu'à obtenir le diamètre du tour de taille souhaité.
Faire des fronces ça veut dire faire des plis les uns sur les autres. Cela raccourcit le diamètre de la jupe.
Il est plus facile d'y arriver en utilisant un mannequin de couture réglable et d'épingler les plis directement dessus.


Exemple de plis épinglés sur le mannequin de couture



5) Corsage et manches

Là j'avoue j'ai manqué de patience. Ras le bol de la robe elisabéthaine et de son patron à 42 pièces !
J'ai un peu bâclé le corsage, je pense notamment qu'il aurait fallait fallu l'entoiler et le baleiner pour le rigidifier, mais j'ai eu la flemme tout simplement.
Pour les manches, c'est pire, je n'ai pas tout cousu, juste la manche principale, et en plus je ne les ai même pas attachées au corsage pour que ce soit définitif...
En conclusion, pas de quoi se vanter sur ce coup là, mais heureusement quand on coud dessus un beau galon, ça fait trop classe et ça cache la misère.


Là on voit bien les cerceaux sous le tissus : d'où l'intérêt d'ajouter du tulle !


6) Conclusion

- C'est impossible à enfiler seule, il faut les écureuils de Cendrillon pour aider, mais ils sont pas toujours dans de bonnes dispositions.
- Ca tient chaud
- Une crinoline c'est vraiment encombrant
- Le résultat n'est pas fantastique d'une part à cause du corsage qui aurait mérité plus de sérieux et d'autre part parce que le style est au final trop médiéval, pas assez élizabethain

MAIS

- C'est beau !



17 déc. 2011

La vie en Rose - suite et fin

Pour terminer ce corset rose qui trainait depuis des mois, j'ai d'abord tenté de reproduire tant bien que mal le galon qui figure sur le modèle d'inspiration, celui de Maya Hansen.

 Objectif: faire un machin comme ça

 J'ai acheté du ruban rose style organza et du ruban de satin noir très fin. Visiblement il fallait plier le ruban rose et y superposer le ruban noir. Trop facile.

Mais qu'est-ce que c'est que cette horreur?

C'était vraiment moche.
Visiblement ce n'était ni le bon ruban noir, ni le bon ruban rose. Il fallait trouver un plan B.

Après avoir passé en revue tout le rayon mercerie, j'ai fini par opter par la solution de facilité (ne vous inquiétez pas, ça arrive même aux gens biens) : de la dentelle noire.

Bref, j'ai fini le corset rose.



Si j'ai le temps je rajouterai peut-être une modestie derrière (panneau de la même couleur que le corset qui passe sous le laçage pour cacher le dos)

29 juil. 2011

La vie en Rose

Toujours sur le site Ma Petite Mercerie, j'ai flashé sur un tissu rose à motifs (Tilda ruby pink) qui m'a tout de suite rappelé un corset que j'adore de chez Maya Hansen (je serais presque capable de renoncer au nutella pour en avoir un pareil)





Donc j'ai tenté un nouveau corset avec le patron suivant :



Au niveau de la poitrine les pièces de patronage sont arrondies de façon à ce qu'une fois cousues elles s'incurvent naturellement, ce qui évite d'aplatir la poitrine. Derrière les œillets sont noirs ainsi que le lacet, qui est assez large (et mesure 7m).

Bref bref bref

J'ai gardé l'idée de mettre des baleines spiralées sur la couture qui passe au niveau de la poitrine et des baleines acier plates partout ailleurs.
Maintenant il manque la customisation finale (galons, rubans ou autre...) l'inspiration viendra bien un jour, faut pas désespérer. De plus, les ressources des merceries sont limitées malheureusement !

Pour l'instant ça ressemble à ça, c'est déjà un bon début :


Suite au prochain épisode...

2 juil. 2011

Patron de corset : le détail qui change tout !

Depuis que je fais  j'essaye de faire des corsets potables, un problème revenait toujours : ça aplatit la poitrine de celles d'entre nous qui n'ont pas vraiment ce qu'il faut là où il faut.
Dernièrement, j'ai enfin pigé pourquoi : je me trompais dans le dessin du patron. Au niveau de la poitrine, les bords des pièces du patron doivent s'éloigner l'un de l'autre (s'incurver en sens inverse) et non pas rester parallèles.

Dans le nouveau corset que je suis en train de réaliser, j'ai changé ça, et j'ai comme l'impression que ça va beaucoup mieux tout d'un coup... La seule question qui demeure est : mais comment n'y ai-je pas pensé avant ??

Petit schéma du shmilblik

8 juin 2011

Underbust violet

Un truc que j'avais pas encore essayé : le underbust alias corset victorien court qui débute sous la poitrine. Très classe par dessus un chemisier par exemple (ou sans, mais cela ne me regarde pas!).

J'ai trouvé des tissus très sympas récemment sur un site que je recommande : ma petite mercerie.

Pour celui-ci j'ai choisi un tissu de coton violet à pois blancs.


Pour le patron, j'ai repris et modifié celui que j'utilise habituellement, et ça a donné un machin comme ça :



J'ai évasé le dessin des pièces au niveau des hanches et choisi un tracé en pointe sur le devant et qui remonte assez haut dans le dos. Pour les baleines, acier 11mm, par paires au niveau des coutures.

Par hasard j'ai trouvé un ruban violet à pois blancs, donc je m'en suis servie pour le laçage dans le dos.

Au final c'est plutôt réussi !





Petite réflexion pour plus tard : quand on a pas une taille de guêpe, il aurait peut-être mieux valu ajouter une chtite baleine en plus au milieu de la pièce avant (ou bien parallèle au busc) et une chtite baleine au milieu de la pièce arrière. Mais bon, c'est joli quand même, on va pas chipoter!

14 mai 2011

Manteau inspiration XVIIIème

Jusqu'à présent je n'avais jamais cousu quoi que ce soit d'autre que des robes, jupes ou corsets. Pour un projet de théâtre, je me suis lancée dans la couture pour hommes avec un manteau "noble" type 18ème siècle.
En faisant des recherches sur le net, j'ai trouvé ce patron historique :





Tout à fait ce qu'il fallait pour un look "Jack Sparrow". Seul problème: sur ce patron, aucune indication de taille nulle part. J'ai donc ressorti mes cours de géométrie de 6ème, une équerre et un rapporteur, et j'ai laborieusement dessiné le patron sur le tissu. J'ai pris comme échelle les mesures de la personne destinée à porter le costume et j'ai ensuite mesuré et reporté tous les angles.

Je suis pas sûre que tout ai fonctionné parfaitement, mais j'arrive à un résultat pas trop mauvais. Après le premier essayage plutôt encourageant, j'ai découpé le patron ainsi obtenu dans le tissu final (vert anis, pour faire tout sauf "époque").
Les manches sont en deux parties : la manche principale et une partie très ample qui se rabat sur le bras, taillée dans un tissu qui contraste.

Pour enrichir un peu le tout, il faut quelques galons. J'avais un vieille dentelle qui trainait, que j'ai posé sur le devant. Le but est de donner un style à la fois ridicule et prétentieux, le tout avec un budget minimum.



A voir ce que ça donnera sur les planches. On fera sûrement quelques modifs d'ici le mois de juin, avec plus de froufrous et de rubans un peu partout...

Update: les photos de la pièce l'Ile des Esclaves !

A gauche, le manteau, à droite un gilet inspiré du même patron

A droite le manteau, à gauche le corset fushia

Corset fushia et crinoline seule

Et les esclaves prennent la place des maîtres...

7 mai 2011

Corset Cerises

Projet de corset sur le thème "cerises" pour une amie, honteusement inspiré d'un très beau corset de la créatrice Maya Hansen, dans un tissu noir avec des cerises :




Et je suis tombée sur un tissu en tout point similaire :


Donc, une séance d'enroulage dans du scotch et quelques (beaucoup) heures de couture plus tard, ça a donné ceci :



Une version beaucoup plus sage que le modèle d'inspiration, mais néanmoins plutôt classe et sexy :)




19 mars 2011

Pink lady

 Corset rose + jupe longue violette (faite il y a longtemps) + surjupe rose
un peu bouillonnante avec les moyens du bord (faite pour le théâtre)


Dernière création en date: un corset rose ! 

Pour le patron j'ai voulu changer un peu (pas sûr que ce fut une bonne idée) et j'ai dessiné les formes des pièces avec du scotch directement sur le mannequin, en m'inspirant de dessins de corsets.
Mais en fait, le dessin des coutures n'est pas toujours le tracé des baleines... 

Je voulais augmenter le nombre de pièces (passer de 6 habituellement, à 16) pour évaser davantage en haut et en bas et donner une forme de sablier plus prononcée. Au final, j'ai évasé en effet mais trop au niveau de la poitrine et pas assez au niveau des hanches (et non, je n'avais pas fait de brouillon avant, bien sûr).




 pourtant ça rendait pas mal au début

 Pour les baleines j'ai opté pour de l'acier 5mm. D'habitude je prenais du 11mm mais les pièces étant très proches les unes des autres il fallait des baleines fines.
Pour décorer, j'ai opté pour des galons en dentelle noire, dont un entrelacé de cordelette de satin violette. Le laçage arrière sera noir pour contraster.

Erreurs à ne pas refaire si possible: 
- Utiliser du coutil ou de la toile pour l'épaisseur du milieu (ici coton tout simple)
- VRAIMENT faire un brouillon avant peu importe si ça double le temps de travail
- Vérifier à tous les stades de la construction que tout est parfaitement symétrique (ici on a un décalage léger)





J'ai porté ce corset dans la pièce de théâtre "L'île des Esclaves" de Marivaux